Le lipofilling, aussi connu sous le nom de lipostructure est une opération esthétique ou réparatrice qui consiste en l’extrait de sa propre graisse d’un endroit de son corps puis sa réinjection dans une zone différente. Ainsi, le corps maintient le même taux de masse grasse, mais cette dernière est distribuée différemment et surtout proportionnellement. Donc, par définition, le lipofilling correspond à un transfert de greffe analogue. Quelles sont les caractéristiques de cette pratique ? Quels sont les résultats escomptés ? Nous vous répondons.


Lipofilling Medicalys

 

Sommaire :

 

1)   Le Lipofilling pour qui, pour quoi ?

2)   Comment se déroule l’opération ?

3)   Que faut-il savoir sur la période postopératoire ?

4)   Les résultats ?

5)   Les plus et les moins ?

 

1) Le Lipofilling pour qui, pour quoi ?


 

Le lipofilling permet une augmentation des seins, des fesses, des pectoraux, des mollets et du pénis. Il permet aussi une reconstruction mammaire après un cancer du sein, par exemple.

Cette opération est aussi utilisée pour l’atténuation de rides, la restauration d’un volume et le comblement d’un visage creusé par le vieillissement. Cette technique complète souvent un lifting pour donner un relief plus naturel et harmonieux. 

Le lipofilling est considéré comme une intervention à but purement esthétique c’est pour cela qu’il n’y a aucune prise en charge par la sécurité sociale. Néanmoins, dans certains cas, il peut y avoir une exception si c’est une opération reconstructrice et réparatrice (comme une brûlure au visage après un traumatisme ou bien combler une fonte graisseuse suite à une trithérapie contre le VIH, à titre d’exemple).

Avant de réaliser l’intervention, plusieurs consultations avec le chirurgien et au moins un entretien avec l’anesthésiste sont nécessaires.

Pour les fumeurs, il est recommandé d’arrêter de fumer deux mois avant l’intervention étant donné que le tabagisme ralentit le processus naturel de cicatrisation, la cigarette pourra être à nouveau consommée six semaines après. Il est aussi primordial d’arrêter la prise d’aspirine et d’anti inflammatoires non stéroïdiens (AINS) au moins deux semaines avant l’opération.

 

2) Comment se déroule l’opération ?


 

L’anesthésie est vigile, c’est-à-dire qu’elle est locale et consolidée par des tranquillisants administrés par voie intraveineuse. Cependant, elle peut aussi être uniquement locale ou générale. Elle dure entre une et quatre heures, sa durée dépend de la quantité de gras à prélever et à redistribuer. Elle est souvent réalisée en chirurgie ambulatoire, on entre au bloc le matin et on regagne sa maison le soir même. Mais, si nécessaire, il est possible de passer une nuit en hospitalisation.

L’intervention débute par la lipoaspiration : on retire la graisse en excès dans une zone considérée comme une réserve de gras telle que l’abdomen, les poignées d’amour, la culotte de cheval ou encore les cuisses. Par la suite, cette même graisse extraite est centrifugée pour obtenir des cellules graisseuses purifiées. Enfin, le gras purifié est réinjecté par l’intermédiaire de petites canules via des micro incisions. Ainsi, les cicatrices seront presque invisibles. En somme, ce lipomodelage comble les dépressions en atténuant la convexité de certaines parties.

 

3) Que faut-il savoir sur la période postopératoire ?


 

Pendant la convalescence, les douleurs sont très minimes. Quoi qu’il en soit, des antalgiques peuvent toujours être prescrits par le chirurgien. En revanche, les zones opérées deviennent tuméfiées, bleutées et endolories. Au fil du temps, les ecchymoses et les gonflements s’atténueront et disparaîtront. Les fils de suture seront retirés au bout de 5 jours. En outre, l’hygiène de vie doit être stricte, aucune exposition au soleil n’est permise pendant un mois. Effectivement, la pigmentation des cicatrices doit être évitée au maximum. Enfin, la reprise d’une réelle activité sociale et professionnelle n’est possible qu’après un minimum de trois semaines. Toute activité sportive est proscrite pendant un mois.

Il faut savoir que les risques et les effets secondaires sont très minimes, mais ils ne sont pas absents. Les complications se résument en : 

  • Une possibilité d’infection, très rare, pouvant toujours être traitée par des antibiotiques, 
  • Un risque d’asymétrie pouvant être corrigé lors d’une deuxième intervention, 
  • Une injection de graisse en excès à laquelle on peut remédier par une lipoaspiration pendant une seconde opération.

 

4) Les résultats ?


 

Quant aux résultats, ces derniers sont notables après 14 jours mais ne peuvent réellement être appréciés seulement une fois que les ecchymoses et les œdèmes auront disparu, c’est-à-dire, après 3 mois voire 6 mois pour un aspect définitif.

Une seconde intervention complémentaire à la première peut être envisagée afin d’effectuer des retouches. Elle sera alors réalisée sous anesthésie locale et six mois après la première opération.

En dernier lieu, il faut faire attention aux prises de poids puisqu’elles affecteront, naturellement, les tissus ayant fait l’objet d’un lipofilling. Ces derniers ne sont pas non plus épargnés du processus de vieillissement de la peau. Il faut dont être conscient que l’aspect n’est pas définitif et qu’il changera sans aucun doute avec le temps, il est alors primordial d’essayer d’entretenir les effets de la lipostructure au maximum.

 

5) Les plus et les moins ?


 

Le lipofilling permet un résultat naturel et harmonieux, augmentant ainsi le volume de façon naturelle, sans avoir à poser des prothèses comme pour l’augmentation des seins ou des fessiers. 

En effet, l’implant reste un corps étranger inséré dans son corps alors que la graisse est la nôtre, il n’y a qu’un déplacement de celle-ci. Ce n’est que la redistribution du gras qui est différente. 

En revanche, le seul bémol possible réside dans le fait que cette opération dépend du taux de graisse du patient. Si ce dernier est trop maigre, alors l’opération ne peut pas avoir lieu. Il faut avoir un minimum de gras à prélever. Dans ce cas, le chirurgien peut effectuer ce que l’on nomme « un vol de graisse », c’est-à-dire que l’on réalise diverses petites extractions sur différentes zones charnues du corps, pour avoir assez de graisse à redistribuer. Sinon, l’on peut toujours avoir recours aux prothèses.