Chirurgie en Tunisie : tout ce qu’il faut savoir !

Date de publication : 07/04/2021

La chirurgie esthétique demeure une spécialité médicale florissante à l'échelle mondiale. Malgré son caractère principalement esthétique, elle continue de prospérer, attirant de nouveaux adeptes sans connaître de déclin. En Tunisie, cette tendance est particulièrement remarquable, séduisant un nombre croissant de patients étrangers, notamment européens. Explorez l'évolution de la chirurgie esthétique et comprenez pourquoi de plus en plus de personnes optent, à juste titre, pour une intervention chirurgicale esthétique.

Sommaire : 

La chirurgie esthétique : une branche de la médecine remontant à la nuit des temps

La chirurgie esthétique, bien qu'elle soit souvent perçue comme une spécialité médicale relativement récente, trouve en réalité ses racines dans l'histoire ancienne de la médecine. Contrairement à une idée largement répandue, cette discipline pointue ne date pas d'hier. En effet, ses prémices remontent à l'antiquité, où les premières interventions esthétiques ont été pratiquées, bien que dans des formes bien différentes de celles que nous connaissons aujourd'hui.

Les premiers manuels datent de plus de 4000 ans

Alors que certains patients craignent encore d’opter pour ce qu’ils considèrent comme une spécialité nouvelle, des manuels remontant à plus de 4000 ans et relatant une chirurgie faciale suite à des blessures ont été retrouvés. Ils démontrent ainsi que la chirurgie esthétique existait déjà chez les égyptiens au temps des pharaons, chez les grecs ainsi que chez les romains. Par ailleurs, les indiens des Indes pratiquaient également des ébauches de rhinoplasties. En effet, selon certains écrits, ils réparaient les nez coupés des femmes infidèles en prélevant de la peau sur le front ou les joues.

Toutefois, il faudra attendre le 16ème siècle pour voir apparaître le premier traité européen de chirurgie plastique. Rédigé par Gaspare Tagliacozzi, un médecin italien, il vaudra à son auteur une excommunion car, à la fin du moyen-âge, l’Eglise Catholique voit d’un mauvais œil ces modifications physiques esthétiques qu’elle juge contre-nature. 

Le 20ème siècle ou la naissance de la chirurgie esthétique moderne

On peut considérer que les premières "vraies" opérations de chirurgie esthétique ont été pratiquées au 19ème siècle. C’est en effet à cette époque que la première réduction mammaire a été réalisée en France. Et c’est encore à cette période qu’est effectuée la première chirurgie de l’abdomen, aujourd’hui communément désignée par abdominoplastie. Enfin, la rhinoplastie moderne a également vu le jour dans ce siècle grâce au chirurgien esthétique berlinois Jacques Joseph et à l’américain John Roe.

Toutefois, le vrai tournant pour la chirurgie esthétique remonte au 20ème siècle. C’est à cette époque qu’elle connaît un vrai essor, notamment grâce, ou à cause, de la première guerre mondiale. Et pour cause, lors des batailles, les soldats seulement protégés par leur casque sont souvent mutilés par les balles et les éclats d’obus. A la fin de ce terrible épisode, les chirurgiens vont donc s’employer à réparer ces "gueules cassées". Pour se faire, des unités de chirurgie maxillo-faciale sont constituées et des nouvelles techniques de chirurgie plastique et esthétique vont voir le jour.

Grâce à la vocation réparatrice de la chirurgie plastique, les plus fervents opposants finissent par reconnaître l’intérêt, à présent indéniable, de la chirurgie esthétique. 

Dès 1920 les techniques de chirurgie esthétique se multiplient

Forts des nouvelles compétences acquises, les chirurgiens de l’époque multiplient les tentatives d’interventions nouvelles, parfois avec succès. Ainsi, si dès 1920 le lifting apparaît comme une intervention sûre, il est notamment pratiqué par Suzanne Noël la première femme chirurgien plastique. Toutefois, certaines tentatives ont des issues malheureuses. Des injections de vaseline et de paraffine ont ainsi été tentées et ont déformé des visages. Dans le même temps, le Dr Willing a pratiqué les premières injections de graisse pour combler les rides. A l’instar du lipofilling aujourd’hui.

En 1930, ce sont les premières prothèses mammaires qui voient le jour. Il s’agit à l’époque de boules de verre, d’ivoire ou encore de cartilage de bœuf. Puis dans les années 40, avec la seconde guerre mondiale et ses nombreuses victimes, les techniques de chirurgie plastique et réparatrice progressent encore. Les médecins anglais sont d’ailleurs à la manœuvre et proposent une nouvelle technique de chirurgie reconstructrice : la greffe de peau.  Cette dernière permet ainsi de réparer les séquelles de brûlures, notamment chez les soldats grands brûlés.

Dès lors, la chirurgie esthétique prend le TGV. En 1952 apparaît la première dermabrasion, en 1959, la première greffe capillaire, en 1961, la première chirurgie au laser et en 1968, la première clinique de chirurgie esthétique voit le jour. Créée par le Dr Ivo Pitanguy, elle se situe au Brésil. Enfin, en 1977, le Docteur Illouz améliore encore la technique de lipoaspiration, une intervention qui est devenue des décennies plus tard l’opération de chirurgie esthétique la plus pratiquée dans le monde. Au final, la chirurgie esthétique en Tunisie, tant plébiscitée aujourd’hui par les patients, est le fruit de toutes ces évolutions et du travail de milliers de médecins à travers le temps et le monde. 

La chirurgie esthétique en Tunisie une branche structurée

La chirurgie esthétique est une spécialité médicale qui connaît un véritable essor depuis les deux dernières décennies bien qu’elle soit pratiquée depuis près de 40 ans. Et pour cause, les chirurgiens tunisiens sont toujours plus nombreux à se former à cette spécialité de pointe. Par ailleurs, les infrastructures, à l’instar des cliniques privées, se sont fortement développées afin d’accueillir les patients dans des conditions toujours plus sûres et agréables. 

Plus de 10 ans d’études

En choisissant d’effectuer leur opération de chirurgie esthétique en Tunisie, les patients sont assurés de bénéficier de l’expertise d’un chirurgien formé dans les règles de l’art. Ainsi, pour bénéficier du titre de chirurgien esthétique, un médecin en Tunisie doit effectuer le parcours général de médecine, qui correspond à sept années d’étude, puis poursuivre par une spécialisation en chirurgie esthétique, ce qui représente quatre années de plus.

En outre, de nombreux médecins effectuent toutes ou une partie de leurs études Europe, souvent en France. Une formation qui permet de garantir aux candidats à la chirurgie esthétique de bénéficier de chirurgiens tunisiens aux compétences équivalentes à celles de leurs confrères européens. 

L’ordre National des Médecins de Tunisie : pilier de la sécurité patient

Par ailleurs, pour pratiquer la chirurgie esthétique, et la médecine de façon générale, les médecins doivent être inscrits à l’Ordre National des Médecins de Tunisie. Celui-ci fixe les bonnes pratiques et a pour mission de veiller au maintien des principes de moralité, de probité et de dévouement indispensable à l’exercice de la profession de médecin. Il est donc un véritable vecteur de confiance pour tout patient souhaitant confier son opération de chirurgie esthétique à un professionnel tunisien.

De plus, à travers cet organe, les médecins et chirurgiens esthétiques tunisiens ont accès aux bonnes pratiques internationales. En 2006, il avait ainsi participé à la conférence Francophone des Ordres des Médecins. A cette occasion avait été rédigée la charte de base de ce qui est devenue la Conférence Francophone des Ordres Médicaux (CFOM). Sa vocation est la fédération des autorités de régulation de la profession médicale de l’espace mondial francophone. Sa finalité est la constitution d’un vaste terrain d’échanges spécifiquement éthiques et déontologiques et de promotion d’une médecine de qualité au service des patients.

En octobre 2017, le Conseil de l’Ordre National des Médecins avait également été invité, en tant que membre observateur, par l’Union Européenne des Médecins Spécialistes (UEMS), la plus ancienne organisation médicale d’Europe. Elle a d’ailleurs fêté son 60ème anniversaire en octobre 2018. À cette occasion, une collaboration étroite a été mise en place, notamment en matière d’accréditation du DPC des médecins et des standards de qualité de l’exercice des médecins. 

La société tunisienne de chirurgie esthétique

Afin de garantir la meilleure expertise possible aux patients, outre le Conseil National de l’Ordre des Médecins, les chirurgiens esthétiques peuvent également adhérer à "La société tunisienne de chirurgie esthétique".

Cette société savante, créée en 2008 et composée de chirurgiens spécialisés en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, a ainsi vocation à encourager de bonnes pratiques et à promouvoir la formation continue afin de permettre à ses professionnels adhérents de garder un excellent niveau.

Elle permet ainsi de fixer de hauts standards de qualité en matière de pratique de la chirurgie esthétique mais aussi d’insuffler un certain dynamisme à la profession. Pour bien choisir son chirurgien dans le cadre d’une chirurgie esthétique, vérifier si le praticien est adhérent est donc un bon reflexe ! 

Des infrastructures de pointe

La Tunisie brille donc par les compétences de ses chirurgiens esthétiques et par tous les organes de contrôle qu’elle a mis en place pour garantir l’excellence de la qualité de ses soins. Toutefois, cela ne suffit pas à assurer le succès d’une opération de chirurgie esthétique.

En effet, au-delà des compétences des chirurgiens esthétiques, la question de la qualité des cliniques est également essentielle. Et d’ailleurs, en la matière, la Tunisie n’a cessé de progresser. Elle compte ainsi plusieurs dizaines de cliniques de chirurgie esthétique dans sa capitale, Tunis, mais aussi dans sa province comme à Sousse ou à Sfax, répondant aux normes internationales. Ces dernières proposent ainsi des équipements de pointe et un personnel soignant formé, qualifié et attentionné.

D’ailleurs, les patients venus de l’étranger, et notamment de France, peuvent s’assurer de la qualité de la clinique qu’ils ont choisie en vérifiant si cette dernière bénéficie du label Accréditation France, mis en place par le Ministère de la santé Français. Ce dernier évalue en effet les établissements de soins à l’étranger selon les manuels français de la Haute autorité de Santé. En optant pour une clinique de chirurgie esthétique bénéficiant de ce label, les patients sont donc assurés d’être accueillis dans un établissement partageant les mêmes valeurs et le même niveau d’exigence que celui instauré par le système de santé français.

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